Là où s’expose l’urbain


Tour d’horizon (non exhaustif) des lieux qui, en Ile-de-France et dans le Val-de-Marne, présentent au public les dernières évolutions urbaines (voir en plein écran).

Commençons par les enjeux proprement urbanistiques. Le Pavillon de l’Arsenal est à cet égard incontournable, ne serait-ce que par son exposition permanente consacrée à la métropole parisienne. Visant la sensibilisation d’un public large, le lieu présente également des expositions temporaires, des « galeries d’actualité », centrées sur des projets d’architecture, et comprend un centre de documentation, une photothèque ou une librairie spécialisée…

D’autres lieux ressources, outre leurs activités d’études et de conseils auprès des professionnels ou des particuliers, peuvent proposer des expositions : c’est le cas de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France ou du CAUE 92*.

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Si l’on s’intéresse plus spécifiquement au bâti, il faut bien évidemment se rendre à la Cité de l’architecture et du patrimoine. A la fois lieu d’archive et de promotion des tendances de l’époque, elle réunit trois départements, le Musée des monuments, l’Institut français d’architecture et l’Ecole de Chaillot, qui forme les professionnels de la restauration. Depuis sa réouverture en 2007, ce haut lieu a proposé plusieurs expositions remarquables comme « Le Grand Pari(s) » (2009), « La ville fertile » (2011) ou encore « Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes » (2012).

L’architecture passée ou contemporaine est aussi visible à la Maison de l’architecture (à l’initiative de l’ordre des architectes), à la Fondation Le Corbusier, à l’Oblique (centre de valorisation du patrimoine de la Cité universitaire internationale de Paris), dans les écoles ou les galeries spécialisées…

Le premier des arts

Consacrée par l’histoire, l’architecture est traitée par les institutions artistiques, comme le Centre Pompidou au titre de la « création industrielle ». Un faisceau de projets peut conduire à une définition plus large encore d’un « art de l’urbain »**. D’où une attention particulière à porter sur les expositions concourant à faire d’un croisement ponctuel entre les mondes de l’art, de l’architecture et de l’urbanisme, une discipline à part entière.

Avec respectivement « Habiter le Grand Paris » (2013), « Banlieue is Beautiful » (2014) et « Tramway, une école française »,  le Centquatre, le Palais de Tokyo ou le Lieu du design ont offert des exemples récents de cette hybridation. Le projet cristolien mon(*)MESLY en a été une déclinaison locale.

Vous pourrez admirer pour quelques jours encore les sculptures d’un « Monde parfait » au Pavillon de l’Arsenal ou, prochainement, profiter des travaux de la Maréchalerie (le centre d’art de l’énsa-v), de l’atelier TRANS305 (Ivry) ou des Frictions urbaines (Gare au théâtre, Vitry).

La ville dans la mémoire et les savoirs

De nombreux lieux permettent d’aborder les territoires de la région parisienne, à différentes échelles et sans se cantonner à un propos rétrospectif : le musée Carnavalet, dans la capitale, les archives départementales, mais aussi un archipel de musées d’art et d’histoire ou d’écomusées en banlieue…

Les sciences de la nature offrent encore des possibilités, plutôt dans leur dimension appliquée et en lien avec la notion de développement durable. La Cité des sciences et de l’industrie propose « Des transports et des hommes » dans son exposition permanente Explora et cherche à développer la thématique de la ville.  Des éléments sont aussi à glaner au Musée des arts et métiers, dans les sections « construction » et « transports ».

L’économie, en revanche, est la grande absente des lieux de culture générale : le développement territorial, autre angle pour aborder la ville et volet de travail pour le Codev, trouvera-t-il une place dans la future Cité de l’économie ?

*Un espace d’exposition pouvant se montrer lourd à mettre en œuvre, la plupart des conseils d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) franciliens assurent leur mission de sensibilisation par le biais de conférences et surtout de balades urbaines. Le Pavillon de l’arsenal a répertorié l’ensemble des acteurs impliquées dans ce types d’initiatives.

**Design, 1% artistique, arts de (la) rue, cultures urbaines, graffiti hip hop et street art, friches et fabriques culturelles, nouveaux territoires de l’art, projets participatifs… Toutes ces catégories renvoient à des projets, des esthétiques, des métiers et des représentations sociales qui nourrissent ce domaine hybride. La consultation des références suivantes en donnera un premier aperçu : le Polau ; les conférences du master « projets culturels dans l’espace public » ; dossier de presse de l’exposition de la Villette « L’oeil sur les rues »  (2012).

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