2014

Là où s’expose l’urbain


Tour d’horizon (non exhaustif) des lieux qui, en Ile-de-France et dans le Val-de-Marne, présentent au public les dernières évolutions urbaines (voir en plein écran).

Commençons par les enjeux proprement urbanistiques. Le Pavillon de l’Arsenal est à cet égard incontournable, ne serait-ce que par son exposition permanente consacrée à la métropole parisienne. Visant la sensibilisation d’un public large, le lieu présente également des expositions temporaires, des « galeries d’actualité », centrées sur des projets d’architecture, et comprend un centre de documentation, une photothèque ou une librairie spécialisée…

D’autres lieux ressources, outre leurs activités d’études et de conseils auprès des professionnels ou des particuliers, peuvent proposer des expositions : c’est le cas de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France ou du CAUE 92*.

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Si l’on s’intéresse plus spécifiquement au bâti, il faut bien évidemment se rendre à la Cité de l’architecture et du patrimoine. A la fois lieu d’archive et de promotion des tendances de l’époque, elle réunit trois départements, le Musée des monuments, l’Institut français d’architecture et l’Ecole de Chaillot, qui forme les professionnels de la restauration. Depuis sa réouverture en 2007, ce haut lieu a proposé plusieurs expositions remarquables comme « Le Grand Pari(s) » (2009), « La ville fertile » (2011) ou encore « Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes » (2012).

L’architecture passée ou contemporaine est aussi visible à la Maison de l’architecture (à l’initiative de l’ordre des architectes), à la Fondation Le Corbusier, à l’Oblique (centre de valorisation du patrimoine de la Cité universitaire internationale de Paris), dans les écoles ou les galeries spécialisées…

Le premier des arts

Consacrée par l’histoire, l’architecture est traitée par les institutions artistiques, comme le Centre Pompidou au titre de la « création industrielle ». Un faisceau de projets peut conduire à une définition plus large encore d’un « art de l’urbain »**. D’où une attention particulière à porter sur les expositions concourant à faire d’un croisement ponctuel entre les mondes de l’art, de l’architecture et de l’urbanisme, une discipline à part entière.

Avec respectivement « Habiter le Grand Paris » (2013), « Banlieue is Beautiful » (2014) et « Tramway, une école française »,  le Centquatre, le Palais de Tokyo ou le Lieu du design ont offert des exemples récents de cette hybridation. Le projet cristolien mon(*)MESLY en a été une déclinaison locale.

Vous pourrez admirer pour quelques jours encore les sculptures d’un « Monde parfait » au Pavillon de l’Arsenal ou, prochainement, profiter des travaux de la Maréchalerie (le centre d’art de l’énsa-v), de l’atelier TRANS305 (Ivry) ou des Frictions urbaines (Gare au théâtre, Vitry).

La ville dans la mémoire et les savoirs

De nombreux lieux permettent d’aborder les territoires de la région parisienne, à différentes échelles et sans se cantonner à un propos rétrospectif : le musée Carnavalet, dans la capitale, les archives départementales, mais aussi un archipel de musées d’art et d’histoire ou d’écomusées en banlieue…

Les sciences de la nature offrent encore des possibilités, plutôt dans leur dimension appliquée et en lien avec la notion de développement durable. La Cité des sciences et de l’industrie propose « Des transports et des hommes » dans son exposition permanente Explora et cherche à développer la thématique de la ville.  Des éléments sont aussi à glaner au Musée des arts et métiers, dans les sections « construction » et « transports ».

L’économie, en revanche, est la grande absente des lieux de culture générale : le développement territorial, autre angle pour aborder la ville et volet de travail pour le Codev, trouvera-t-il une place dans la future Cité de l’économie ?

*Un espace d’exposition pouvant se montrer lourd à mettre en œuvre, la plupart des conseils d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) franciliens assurent leur mission de sensibilisation par le biais de conférences et surtout de balades urbaines. Le Pavillon de l’arsenal a répertorié l’ensemble des acteurs impliquées dans ce types d’initiatives.

**Design, 1% artistique, arts de (la) rue, cultures urbaines, graffiti hip hop et street art, friches et fabriques culturelles, nouveaux territoires de l’art, projets participatifs… Toutes ces catégories renvoient à des projets, des esthétiques, des métiers et des représentations sociales qui nourrissent ce domaine hybride. La consultation des références suivantes en donnera un premier aperçu : le Polau ; les conférences du master « projets culturels dans l’espace public » ; dossier de presse de l’exposition de la Villette « L’oeil sur les rues »  (2012).

Réflexion sur l’avenir des départements : audition et contribution du Codev

Reçue par le Président du conseil général du Val-de-Marne le 5 mai dernier, une délégation du Conseil de développement, composée d’acteurs économiques, sociaux et universitaires du territoire, a fait part d’éléments d’analyse sur cette question.

Visant à « enrichir le débat citoyen », la mission « d’information et d’évaluation sur la suppression des départements de petite couronne » a été mise en place par le Conseil général à la suite des travaux parlementaires sur la métropole du Grand Paris. En vue de la remise d’un rapport en juin, avant la reprise des débats parlementaires sur une nouvelle loi de décentralisation, des acteurs du département sont auditionnés par les conseillers généraux membres de la mission. Comme ce fut le cas pour le Codev au début du mois, les séances sont filmées et les captations progressivement mises en ligne :

Composition de la délégation du Conseil de développement :

Dominique Giry, président

Daniel Béhar, Institut d’urbanisme de Paris

Catherine Boucher, CGT 94

Jean Garcia-Jimenez, CGT 94

Caroline Granjean, Sogaris

François Loscheider, délégué général du Codev

Michel Mittenaere, CNL 94

Christian Pépineau, Paris Select

Philippe Thiard, Université Paris-Est Créteil

Claude Samson, AFILOG

Dominique Vial, Logeo

La délégation était en outre reçu par :

Christian Favier, président du Conseil général

Daniel Breuiller, conseiller général

Pierre Coilbault, vice-président

Evelyne Rabardel, vice-présidente

Bruno Tran, conseiller général

Contribution-support à l’audition :

contribution audition

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Rencontres « La Ville, la Vie, la Santé » 2014

Dans le cadre de sa thématique de travail sur « l’alimentation d’une métropole », le Conseil de développement propose un nouveau rendez-vous de débats.

L’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort accueillera le mercredi 2 avril l’édition 2014 des Rencontres, qui porteront sur le thème de « l’alimentation durable ». Au terme du symposium de 2010 qui y était consacré, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a défini cette notion de la manière suivante :

« Les régimes alimentaires durables sont des régimes alimentaires ayant de faibles conséquences sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures. Les régimes alimentaires durables contribuent à protéger et à respecter la biodiversité et les écosystèmes, sont culturellement acceptables, économiquement équitables et accessibles, abordables, nutritionnellement sûrs et sains, et permettent d’optimiser les ressources naturelles et humaines. »

C’est à la lumière de cette définition que la table ronde tentera d’identifier et d’analyser de nouvelles attentes et pratiques en matière de consommation, de production, de transformation et d’approvisionnement : agro-écologie, agriculture biologique, agriculture urbaine, « circuits courts », etc.

La vocation du Val-de-Marne comme territoire « pilote » sur ces questions sera notamment interrogée, ce département accueillant des acteurs majeurs du secteur et de nombreux projets.

Télécharger l’argument complet et la liste des intervenants

« Manger durable ! Oui, mais comment ? »
Rencontres « La Ville, la Vie, la Santé »
du mercredi 2 avril 2014
de 9H00 à 13H00 (accueil à partir de 8 h 30)
à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort
Amphithéâtre d’anatomie — bâtiment Blin
7 avenue du Général de Gaulle à Maisons-Alfort
Métro ligne 8 (Station École vétérinaire de Maisons-Alfort)

Renseignements et inscriptions : 01 42 07 08 33 / contact@codev94.com

Un évènement :

affiche semaine du DD

« Bien vieillir en milieu urbain » : actes du colloque du Pôle Allongement de la Vie

Le 5 novembre dernier, le Pôle Allongement de la Vie Charles Foix organisait une rencontre sur le parcours de la personne âgée, selon une approche pluridisciplinaire rassemblant des chercheurs en sciences sociales et des professionnels des secteurs médico-social et de l’urbanisme :

actes colloque charles foix
Télécharger les actes sur le site du Pôle

Le Pôle Allongement de la Vie Charles Foix / Ivry-sur-Seine :

Proposée par les médecins de l’hôpital Charles Foix, avec le concours de la mission Seine-Amont, l’ambition d’un « pôle sur l’allongement de la vie » a été structurée en 2000 par le Conseil de développement du Val-de-Marne, dans le cadre d’une association regroupant les Villes d’Ivry et de Vitry-sur-Seine, le Conseil général du Val-de-Marne, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, les Universités Pierre et Marie Curie et Paris-Est Créteil, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.

Ce projet combine formation, recherche, soin, innovations et la création d’entreprises, pour favoriser l’autonomie des personnes, le maintien à domicile, autrement dit le « vivre bien, plus longtemps ».

« Crise de foi en la science ? » : synthèse des Rencontres « La Ville, la Vie, la Santé » 2013

En avril dernier le Conseil de développement s’était interrogé sur l’opportunité du débat pour mieux appréhender les apports de la science. Le compte-rendu de cette matinée d’échanges est en ligne.

La science parle-t-elle encore à la société ? Le lien entre les chercheurs et le public serait-il rompu, au point que les avancées scientifiques ne soient systématiquement mises en doute ? Ces Rencontres 2013 ont permis, dans un premier temps, de revenir sur ce constat de « crise ». Pour nourrir l’analyse, les mots (croyance, foi, raison, confiance…) et les rôles (le public, les médias, les experts…) ont été interrogés.

L’argument des Rencontres faisait l’hypothèse que des temps d’échange, de dialogue, de réflexion pouvaient contribuer à la restauration d’une confiance. L’évocation d’exemples de recherches récentes (nanosciences, biologie de synthèse, cellules souches…) et de la grille de lecture du sociologue Michel Callon, a conduit à discuter de pistes d’implication pour les citoyens.

Avec :

Dorothée Benoit Browaeys
Auteur et journaliste, membre de l’association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI), déléguée générale de Vivagora

François Bugeon
Chargé de communication au CEA Saclay

Corinne Delmas
Maître de conférences en sociologie, université Lille 2, auteur de Sociologie politique de l’expertise, paru
en 2011 (La Découverte, coll. Repères).

Dominique Franco
Professeur émérite de Chirurgie digestive, université Paris-Sud

Cécile Michaut
Journaliste scientifique, membre de l’AJSPI

Jacques Testart
Directeur de recherche honoraire à l’Inserm, président d’honneur de la Fondation Sciences citoyennes, auteur, pour l’encyclopédie Universalis, de l’article « La responsabilité sociale des scientifiques ».

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« L’alimentation d’une métropole » : nouvelle thématique de travail pour 2014

Marché International de Rungis Photo extraite de la série « Les Gueules de Rungis » © Kate Barry pour le MIN de Rungis

Cette problématique sera un des fils conducteurs du Conseil de développement pour cette année qui commence.

Les réflexions en cours sur l’avenir de la métropole francilienne, traitent de son fonctionnement futur à de nombreuses échelles, mais ne peuvent ignorer la question de l’alimentation des 12 millions de franciliens, dont les productions agricoles franciliennes actuelles ne couvrent qu’une petite partie. Cet enjeu pose la question des modes d’approvisionnement et des conditions pour assurer la pérennité de cette activité et son développement, dans un contexte évolutif ou les consommateurs expriment de plus en plus de nouveaux besoins : une meilleure connaissance des produits, des produits plus sains et de proximité.

Le Val-de-Marne dispose de nombreux atouts et savoir-faire dans la réponse à ces questions, notamment au travers de la présence sur le territoire du MIN a Rungis ou de l’ENVA à Maisons-Alfort, qui lui donnent une place particulière au sein de la métropole. Le choix d’installer à Rungis, l’une des 4 cités de la gastronomie en France est une reconnaissance forte de cette spécificité du territoire.

En 2014, le Conseil de développement du Val-de-Marne fera de « l’alimentation d’une métropole » un thème fort et transversal de son programme de travail :

le conseil consultatif des acteurs économiques, sociaux et culturels d’Orly Rungis-Seine Amont, s’est auto-saisi de la thématique alimentaire comme sujet majeur de réflexion en 2014, qui fera l’objet d’une contribution remise a l’EPA ORSA. Quels enjeux pour le territoire d’ORSA, en termes de développement économique et de projets ? Comment s’appuyer sur les atouts du territoire et ses espaces de projets pour en faire un territoire moteur sur les questions alimentaires dans l’espace métropolitain ?

les prochaines rencontres « La Ville, la Vie, la Santé », mercredi 2 avril, de 9h à 13h, coorganisées avec l’ENVA à Maisons-Alfort, porteront sur la thématique « Manger durable ! Oui, mais comment ? ». Autour des interventions d’experts, ces rencontres permettront de faire le point sur les évolutions qui, dans un contexte de crise économique et environnementale, mettent en question l’ensemble des maillons de la chaîne agro-alimentaire, de la production à l’approvisionnement en passant par la transformation des produits.

Assemblée annuelle 2013 : temps fort des « Futurs possibles »

200 personnes étaient présentes à la préfecture le 15 octobre dernier pour assister à la restitution de la démarche prospective « Val-de-Marne en métropole, futurs possibles ».

Conduite entre juin et septembre, cette réflexion autour des évolutions du Val-de-Marne a associé, en tout, une soixantaine d’acteurs du territoire. Trois groupes de travail se sont réunis, au cours d’un cycle de cinq séances d’échanges et d’auditions chacun, et ont abouti aux éléments d’analyse suivants :

> Synthèse de la démarche « Val-de-Marne en métropole, futurs possibles »

En présence du préfet du Val-de-Marne, Thierry Leleu, et du président du conseil général et sénateur, Christian Favier, élus et acteurs économiques, sociaux et culturels val-de-marnais ont pu prendre prendre connaissance et réagir à ces conclusions. Ce temps plénier a, en outre, été l’occasion pour le président du Codev, Dominique Giry, de souligner que « dans la métropole, le Val-de-Marne peut avoir un projet stratégique tout à fait singulier, autour de la notion de territoire « porteur d’équilibre ». (…) Dans le contexte actuel, il nous faut continuer à inventer des pratiques d’association et de participation, pour être pleinement « acteur de la métropole ». »

Fondé en 1994 lors d’une assemblée inaugurale, le Conseil de développement fêtera l’an prochain ses 20 ans. Marquant l’entrée dans cette année anniversaire, l’assemblée annuelle 2013, de par l’affluence et la richesse des interventions, a témoigné de la vitalité du Conseil de développement, de sa capacité à poser le débat, à rassembler un large éventail de points de vue et à réunir élus et forces vives.

> Dossier de la 20e assemblée annuelle du Conseil de développement

La construction du Grand Paris depuis les territoires

© Richard Klavar / Magnum Photos

L’année 2013 a été marquée par l’actualité du Grand Paris, au travers du processus législatif mais également de celui des contrats de développement territorial, dont la phase des signatures a débuté.

Le « Campus Sciences et Santé » de la Vallée Scientifique de la Bièvre a été le premier contrat de développement territorial signé. La cérémonie a eu lieu le 28 octobre 2013 à Gustave Roussy, au cœur du projet phare Campus Grand Parc, en présence de la ministre de l’égalité des territoires et du logement, chargée du Grand Paris, Cécile Duflot.

D’autres CDT se déploient sur le Val-de-Marne et se trouvent à différents stades d’avancement : « Les Grandes Ardoines » (signé après enquête publique le 20 décembre) ; « Boucles de la Marne » ; « Grand Orly » et « Paris Est entre Marne et Bois« .

inforgraphie CDT METL

L’évolution de chaque CDT est consultable sur les pages dédiées des sites du ministère de l’égalité des territoires et du logement, de la préfecture d’Ile-de-France, de la DRIEA ou encore de l’IAU.

La Conférence territoriale de la Vallée Scientifique de la Bièvre, dont les activités associent le Conseil de développement, poursuit ses travaux en parallèle de ce processus institutionnel :

Le 12 novembre, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso est venue à son tour à Gustave Roussy pour visiter le site et rencontrer l’ensemble des acteurs de la VSB. Elle indiqué durant cette table ronde toute l’attention qu’elle portait à cette démarche en rappelant le soutien de l’Etat.

Le 20 décembre, c’est la thématique du logement des salariés qui était à l’agenda avec la signature d’une convention-cadre entre l’UESL-Action Logement et la Vallée Scientifique de la Bièvre.

La préfiguration de la métropole du Grand Paris, qui devrait être créée le 1er janvier 2016, sera très certainement un des sujets de travail pour le Conseil de développement pendant cette nouvelle année.

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Toutes les informations sur l’agenda de la VSB sont disponibles dans la rubriques « actualités » du site de la Conférence territoriale.

Pour suivre l’actualité de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, rendez-vous sur Vie Publique.