2013

Bienvenue !

Le Conseil de développement se dote de nouveaux outils de partage.

Ce bloc-notes vous permettra de suivre l’évolution de nos projets. Vous pourrez rester informé en recevant directement notre nouvelle lettre d’information et en vous abonnant à notre fil d’actualités sur Twitter. Retrouvez aussi les billets du président du Conseil de développement sur son blog « Terrain d’échanges ». Le site du Codev conserve quant à lui ses fonctions de portail (la page d’accueil sera toutefois mise à jour très prochainement), d’agenda et d’archives.

Nous ouvrons aujourd’hui ce blog qui reste en chantier et sera amélioré par la suite avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

Nous restons dans cet intervalle à votre écoute. Pour toute suggestion, n’hésitez pas à nous contacter !

L’équipe du Conseil de développement

Projet de métropole : réactions d’acteurs franciliens

Le président du Conseil de développement, Dominique Giry consacre le dernier billet de son blog au volet Grand Paris du projet de loi de « modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles », qui a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 juillet.

Actuellement examiné par la commission des lois du Sénat, en vue d’une seconde lecture en octobre, ce texte a suscité de nombreuses réactions parmi les acteurs val-de-marnais et franciliens : Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan, Philippe Laurent, maire de Seaux, ou Daniel Béhar, professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris (Paris-Est), consultant à la coopérative Acadie et membre du comité exécutif du Codev. D’autres points de vue sont consultables sur 94citoyens.com.

Nous vous recommandons également le dossier que l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France consacre au projet ou bien encore les éléments d’analyse de son directeur général adjoint, Gérard Lacoste, sur le site Métropolitiques.eu et de Sybille Vincendon, journaliste à Libération et auteur du blog « Grand Paris et petits détours » (saison 1 et 2).

 

Le pôle santé/société de l’Université Paris-Est Créteil

Campus Centre. © UPEC / Nicolas Darphin

L’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne est un acteur majeur dans sa ville. Elle concourt au dynamisme du Val-de-Marne et à son rayonnement régional.

Engagée dans le PRES Université Paris-Est et dans un rapprochement avec l’Université Marne-la-Vallée, impactée par l’ensemble des réformes et des restructurations qui traversent actuellement le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, il est important que l’UPEC affirme, pour son site cristolien et le département du Val-de-Marne, sa stratégie et ses priorités en lien avec ses grands partenaires institutionnels.

L’arrivée à l’horizon 2020 de la ligne 15 du métro du « Nouveau Grand Paris », articulée avec les dynamiques urbaines de la Plaine centrale du Val-de-Marne, positionnera Créteil et son Université dans un contexte profondément renouvelé.

En relation avec les grands défis urbains, économiques et sociaux de son territoire, l’UPEC à Créteil et en Val-de-Marne a vocation à prendre toute sa part au projet d’une métropole innovante et attractive, à l’instar d’autres polarités comme, par exemple, la Cité Descartes ou le cluster du plateau de Saclay.

Des échéances prochaines – la préparation d’un prochain CPER, la renégociation du contrat de site avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, etc. – impliquent, dès à présent, un partage de vues.

C’est dans cette perspective que le Conseil de développement a organisé une conférence-projets le 4 juillet. Cette table ronde a réuni, autour des responsables de l’UPEC, de grands acteurs économiques du territoire (CCI, Bio Springer, Essilor, Medicen, Pernod, la RATP, Sanofi, CECAP) mais également la vice-présidente du  conseil général chargée de la recherche et de l’enseignement supérieur, le député-maire de Créteil et le préfet du Val-de-Marne.

Ceci est-il un paysage ?

Le Clos la Garenne à Fresnes en 1960. Photographie anonyme © Ecomusée du Val de Bièvre

Questionnant l’existence d’un paysage « urbain », deux expositions présentées de part et d’autre du périphérique, invitent à s’interroger sur les définitions et les représentations de la ville. Enrichissant le regard que nous portons sur nos territoires et leurs projets, elles ont particulièrement retenu notre attention cet été, de par leur pertinence et leur qualité visuelle.

« Partie d’un pays que la nature présente à un observateur » suggère Le Robert pour définir un « paysage ». Des espaces naturels caractéristiques s’imposeraient donc à nous, du haut d’un point haut, selon un cadrage laissant apparaître la ligne d’horizon…

En proposant de partir à la découverte des jardins parisiens, une première exposition au parc de Bagatelle, « Paris, paysages », permet de jouer avec cette première définition courante. S’il y a un paysage de la capitale, il tiendrait à ses emprises vertes… dessinés toutefois par des « paysagistes » ! Au fond, c’est bien de la ville dont on parle mais de la ville majeure, magnifiée par des espaces non bâtis tout en étant savamment artificialisés.

Pour les géographes, le paysage est avant tout une construction sociale, « un regard sur le monde, qui se fait depuis un point de vue particulier à un moment particulier ». Si dans une société rurale, il est logique que le paysage se réfère à des espaces où la nature est fortement présente, dans notre société citadine il serait attendu que les représentations intègrent le cadre urbain.

Pépinière de Fresnes. © Eric Facon / Le Bar Floréal Photographie

C’est ce à quoi s’emploie l’écomusée de Fresnes avec l’exposition « Paysages de Banlieue » qui retrace, grâce à une riche iconographie, l’histoire de la pratique paysagère depuis le XVIIe siècle appliquée au territoire de la communauté d’agglomération de Val de Bièvre.  Pour la période contemporaine, les toits, les grands axes routiers, les rues de centre-ville deviennent des éléments remarquables. La persistance de la nature dans les interstices de ce tissu urbain dense n’en est pas moins omise.

Ce travail souligne toutefois que la légitimité de la notion de « paysage urbain » n’est pas encore définitivement acquise. Notamment lorsqu’elle porte sur la banlieue, toujours chargée de préjugées. « Et si [elle] n’était pas un « non-lieu », qui se définit uniquement dans son opposition à la capitale, un lieu « sans histoire », qui renvoie aux mêmes images grises de grands ensembles… ? » se demandent les commissaires de l’exposition. Derrière la controverse paysagère c’est donc un débat sur ce qui « fait ville » qui se dessine.

Photo d’élève d’une école du Val-de-Bièvre ayant participé aux  Ateliers de l’Imaginaire de l’écomusée

Photo d’élève d’une école du Val-de-Bièvre ayant participé aux Ateliers de l’Imaginaire de l’Ecomusée

Le passage du tout rural au tout urbain en quelques générations seulement, que cette rétrospective met au jour de manière édifiante, apparaît comme une hypothèse permettant de comprendre la difficulté à apprécier le paysage de la banlieue. La combinaison de cartes, de documents publicitaires et surtout d’œuvres d’art, dont certaines sont issues de projets conduits avec des habitants, restitue à ce territoire urbain de faubourgs toute sa densité et sa complexité, jusque dans ses dimensions esthétiques.

« Paris, paysage »
Jusqu’au 3 novembre 2013, tous les jours de 9h30 à 20h, Parc de Bagatelle, 5,50 / 2,75 €

« Paysages de Banlieue »
Jusqu’au 15 décembre 2013, Ecomusée de Fresnes (Ferme de Cottinville), entrée libre

D’autres initiatives de sensibilisation à l’urbanisme, aux paysages… :

En lien avec les collectivités du Val de Bièvre, l’association Des ricochets sur les pavés conduit des projets artistiques en vue de valoriser « la spécificité humaine, environnementale, historique, architecturale et patrimoniale » du territoire. Tout un volet du travail de la structure est consacré à la redécouverte de la Bièvre, cet affluent de la Seine en partie enfoui dans les années 1950.

Cette incursion dans le Val de Bièvre, situé à l’ouest du Val-de-Marne et faisant face aux Hauts-de-Seine est en outre une excellente occasion de profiter des conférences et visites proposées les  Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) 92 et 94.

Renouvellement du partenariat avec l’EPA ORSA

2es états généraux du 30 juin 2011 à l’Hôtel de Ville d’Orly.

Le Conseil de développement du Val-de-Marne et l’EPA ORSA ont validé le programme d’action 2013-2014 du Conseil consultatif des acteurs économiques sociaux et culturels d’Orly Rungis – Seine Amont.

Depuis 2008, année de son installation, le Conseil consultatif s’est attaché à informer et à impliquer les acteurs du territoire sur la démarche et le projet de l’opération d’intérêt national.

Il a créé une attente et, plus encore, un sentiment d’appartenance à une démarche commune. Il a suscité la réflexion et la contribution des acteurs du territoire et a porté, auprès de l’EPA ORSA, des préoccupations et des propositions (« ville solidaire et productive »).

Elles ont été exposées lors des 1ers états généraux, en mars 2009.Les contributions du Conseil consultatif ont représenté un socle d’objectifs partagés avec la gouvernance, repris dans le projet stratégique directeur et que l’on peut retrouver dans le plan de travail de l’EPA ORSA. Depuis ces 1ers états généraux, l’action du conseil consultatif a continué dans le cadre d’ateliers, permettant, tantôt un débat plus approfondi sur un site-projet, tantôt une sensibilisation ou une réflexion commune sur une thématique transversale.

Les 2ds états généraux, qui se sont tenus à Orly en juin 2011, ont ainsi témoigné de cette capacité des acteurs économiques et sociaux à être « porteurs » du projet.

Près de 350 acteurs économiques, sociaux ou culturels du territoire ont participé à ces temps forts de l’activité et de la mobilisation du Conseil consultatif. Dans l’intervalle, les ateliers du Conseil consultatif rassemblent, à chaque édition, autour de 80 personnalités.

Des évolutions contextuelles qui nécessitent d’adapter l’activité du Conseil consultatif

Avec l’entrée en phase opérationnelle de projets portés par l’EPA ORSA plusieurs sujets font aujourd’hui l’actualité :

  • L’engagement de démarches opérationnelles sur le PNRQAD de Villeneuve-Saint-Georges, la création de ZAC (Seine Gare-Vitry, Gare Ardoines, sur le secteur des Portes d’Orly)…
  • L’élaboration des contrats de développement territorial des Ardoines et du pôle d’Orly
  • Le portage de grands projets métropolitains (en 2012, candidature au projet de Grand Stade de rugby puis candidature au projet de Cité de la Gastronomie, qui a été retenue et qui se prolonge sur 2013).

Ces travaux s’accompagnent de démarches de concertation ou de réflexion nécessaires, avec lesquelles l’activité du Conseil consultatif doit être articulée sur l’année 2013, notamment les procédures de concertation réglementaires ou de pré-concertations, liées aux secteurs d’aménagement.

Le Conseil consultatif s’adapte à ces évolutions pour continuer à remplir son rôle d’information et de concertation des acteurs économiques, sociaux et culturels du territoire. Outre les contributions des représentants du monde économique et de la société civile, le Conseil consultatif est un vecteur d’adhésion, dans un contexte francilien où le portage collectif de projets est indispensable. Le Conseil consultatif joue un véritable rôle de « caisse de résonance » sur l’opération Orly Rungis – Seine Amont.

Cette nouvelle étape a été portée et validée en CA de l’EPA ORSA le 9 juillet dernier. Les activités du conseil consultatif s’organisent dès lors autour de trois enjeux :

  • la mise en place d’un comité d’orientation du Conseil consultatif, qui travaillera en lien plus étroit avec la gouvernance de l’EPA ORSA
  • l’organisation d’ateliers sur les enjeux opérationnels des projets portés par l’EPA
  • la poursuite des réflexions sur la ville « productive » et « solidaire » et l’ouverture d’un champ de réflexion autour des potentialités d’activités et de projets liés aux métiers de l’agroalimentaire, de l’agriculture de proximité, au MIN de Rungis (avec le projet de cité de la gastronomie) jusqu’aux nouveaux métiers de l’alimentation.

Démarche « Le Val-de-Marne en métropole, futurs possibles »

Trois groupes de travail se réunissent à échéances régulières depuis le printemps 2013, autour des enjeux liés à l’évolution de la place du Val-de-Marne dans la métropole. Les conclusions de ces travaux seront présentées lors de la 20e assemblée annuelle. Prévu le 15 octobre, ce temps fort, marquera l’entrée dans la vingtième année du Conseil de développement, fondé en 1994.

Lors de la 19e assemblée générale du Conseil de Développement du Val-de-Marne, le 29 novembre 2012, en présence du préfet et du président du Conseil général du Val-de-Marne, le Conseil de développement a ouvert un temps de réflexion sur les  « futurs possibles » du territoire val-de-marnais au sein de la métropole francilienne.

Au cours des dernières années, la zone centrale de l’agglomération parisienne s’est progressivement étendue au Val-de-Marne dans un processus continu. Ce mouvement devrait être amplifié par l’arrivée confirmée du réseau de transports en commun lourds du Nouveau Grand Paris. En parallèle, le territoire a porté une ambition forte de développement, et continue de le faire au travers de projets urbains d’envergure métropolitaine (opération d’intérêt national Orly Rungis – Seine Amont, Ivry Confluences, Campus Grand Parc…). Ces évolutions et ces projets transforment le territoire, et modifient les pratiques de ses usagers, qu’ils soient salariés, habitants, acteurs économiques, sociaux ou culturels.

Plus d’éléments dans la note introductive.

Nous avons donc souhaité qu’un travail puisse être conduit pour questionner ces enjeux. Ce processus s’appuie sur trois groupes de travail, portant sur trois thématiques complémentaires :

  • Le premier sur les enjeux urbains, avec pour but notamment de questionner l’articulation et la mise en complémentarité des grands projets du territoire, ainsi que leur contribution aux dynamiques métropolitaines.
  • Le second sur les enjeux économiques et sociaux, a notamment pour but de mesurer les mutations qui sont à l’œuvre, mais également d’identifier les positionnements sur lesquels le département pourra demain appuyer ses dynamiques économiques et sociales.
  • Le troisième sur les enjeux sociétaux avec notamment pour objectif d’appréhender quels seront demain les attentes et les usages nouveaux de la métropole, des salariés, des habitants (mobilités, échelles des pratiques et de la participation, etc.).